MONGOLIE

Mai 2018, à l'arrière d'un van russe, nous partions pour une dizaine de jours dans le désert de Gobi, à la rencontre de ses nomades et de ses sites remarquables.

Feeling Gobi – Jour 5, les fossiles de Bayanzag

L’UAZ continue à tracer sur la piste et soudain, il y a comme une cassure, comme si le plateau sur lequel on roulait s’était brusquement affaissé, avec comme point de rupture plutôt net, les falaises de Bayanzag. La terre est rouge. Eku nous dit qu’il a déjà trouvé des os de dinosaures ici, qu’on ferait bien d’être vigilent. Cette colonne vertébrale de Diplodocus est en fait de la pierre polie par le vent depuis des millions d’années.

Feeling Gobi – Jour 4, Les Dunes du Khongor Els

Enfin descendu, un mur se dresse devant nous, 300 mètres de haut qu’on gravit à quatre pattes. Le vent encore soutenu fait voler le sable autour de nous, ce qui pourrait rendre l’expérience désagréable, mais il n’en est rien. En haut, l’arrête est parfaite, à cheval (et non à chameau) sur le sommet, on domine la région.

Feeling Gobi – Jour 3, Yolyn Am, la vallée de glace

Plus loin, des yacks broutent et s’abreuvent au bord d’un névé. Dans le ciel, les rapaces gigantesques ne sont pas des aigles, mais des vautours. Tout ce bétail, c’est de la nourriture à profusion. Ce paisible plateau se referme vite en une vallée encaissée au fond laquelle la glace est permanente.

Feeling Gobi – Jour 2, Tsagaan Suvarga, dos au Vent

Quelques kilomètres plus tard, nous voici en haut de Tsagaan Suvarga. Ces noms font penser à la Guerre des Etoiles, les lieux désertiques aussi, un vaisseau rebelle passerait en rase motte qu’on ne serait même pas surpris. Le vent commence à être violent, c’est le principal désagrément à voyager la Mongolie au printemps, avec des variations de températures spectaculaires d’un jour à l’autre. Mais c’est lui, le vent qui a sculpté l’immensité que l’on contemple depuis le bord de la falaise.