Pau : Live en septembre

L’agenda culturel de Pau et des environs laissait augurer de jeudis soirs musicaux plaisants, aux forts avant goûts de weekend. Nouveaux rendez vous, événements, programmation régulière des salles …

Jeudi 6 Septembre : L’été indé #1
L’été indé, c’est un nouvel événement à bonne initiative de la mairie de Pau, de la musique live gratuite sur les terrasses du centre ville, le tout étalé sur cinq jeudis de septembre et octobre, l’occasion de découvrir groupes locaux et jeunes pousses de la scène française.
Rue du maréchal Foch, Você ouvre le bal sur des notes brésiliennes, douceurs tropicales bienvenues. Il ne faut pas être physionomiste pour voir que les musiciens sont locaux et non de Salvador de Bahia. Compositions en portugais, reprises appliquées de classiques de la Bossa Nova, quelques explications sur les origines, on sent la passion, c’est plutôt plaisant. Plus tard et un peu plus loin sur le boulevard des Pyrénées, face au Café Russe, Scotch & Sofa joue une synthé-pop gentille mais manquant cruellement de caractère. A écouter en parcourant des recettes sans gluten dans son mobilier scandinave plutôt qu’une bière à la main. Retour à la case départ, le rennais de Totorro féraille ce que l’on nomme énigmatiquement un math-rock entêtant et sans artifice mais explosif, déviant à l’occasion sur une béguine post-zouk chère aux locaux de A Tant Rêver du Roi. Si quelqu’un avait déjà entendu ça aux abords du salon de thé Le Cristal, qu’il se fasse connaître.

Jeudi 13 Septembre : L’été indé #2
Le problème avec l’été indien est qu’il peut à tout moment faire place à l’automne, et qu’il pleut ici en moyenne 78,9 mm le mois de septembre. La soirée est annulée, tant pis, on verra Lysistrata une autre fois.

Programme des soirées d’octobre ici.

Jeudi 21 Septembre à la Centrifugeuse
Cette salle est déserte, les Palois seraient ils en train de s’habituer à la musique gratuite ? Dommage pour eux. Joseph le Hibou porte le manteau de fourrure à même la peau et invoque les fantômes du Gun Club à grand renfort de riffs brûlants. Les normands de Cannibale jouent leur magistral album sorti en début d’année chez Born Bad Records, après les croassements de grenouilles retentissent les flamboyantes premières notes de No Mercy for Love et puis le reste. Des boucles kraut un peu raides mêlées à des aspirations tropicales, Cannibale, c’est krautpical, pour faire danser les gens qui bronzent tout rouge.

 

Polo & Pan et ces dames – Photo Atelier d’Hervé

 

Jeudi 28 Septembre au Stade des Eaux Vives

Cette dernière semaine du mois se déroulaient dans la ville de Henri IV et de Tony Estanguet les championnats du monde de canoé kayak et le soir, à partir de ce jeudi, des casetas et concerts. Programmés par Garorock, Thérapie Taxi et Polo & Pan ont attirés du monde et pas mal de jeunes, c’est très bien ! Les premiers se sont engouffrés dans la faille spatio-temporelle vers les 80’s ouverte par La Femme, c’est percutant et provocant pile ce qu’il faut. Dommage que la moitié des sons semblent pré-enregistrés et que le mec prenne un peu de place à la demoiselle sur scène. Il paraît que le single Coma Idyllique passe à la radio. La Canopée des deuxième cités, c’est sûr, chez Nova, mais le set est bien plus électro que ce morceau pourrait le laisser croire, mais non sans une certaine poésie naïve, toute à fait charmante. Si on dit non à la voix robotique des messieurs, on dit oui à la tenue traditionnelle japonaise des danseuses / chanteuses et au décor bucolique mouvant.

D’autres photos de l’Atelier d’Hervé ici.

 

 

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