Live ! Ty Segall à l’Atabal

Le 29 août n’est pas encore vraiment la fin des vacances, mais c’est la rentrée pour l’Atabal à Biarritz qui affiche complet pour la première de la saison 2017/2018, les dernières places sont partis quelques heures avant l’ouverture de portes, tant pis pour ceux qui sont encore à l’heure d’été. Ce soir, le petit prince du rock fait escale, Ty Segall et c’est Musique d’Apéritif qui régale, l’asso est désormais première importatrice de musiciens californiens de la Côte Atlantique.

Sam Fleisch, issu de la clique bordelaise de Petit Fantôme, JC Satan etc etc assure la première partie du blondinet dans un style lo-fi vacillant mais distingué. A peine arrivé qu’il doit déjà s’en aller. L’homme au look de pionnier de l’informatique a de l’humour, annonce un final de 22 minutes, mais comme il bluffe et qu’il a pas pareil titre dans le poche de chemise, on se satisfera largement du rêveur ‘In Hell You could be a Song’, chouette titre qui fait penser à un autre tout aussi bien, mais lequel ? Et cette bruyante demoiselle que joue désormais la sono, comment s’appelle-t-elle déjà ?

Avec une mémoire qui fout le camp de la sorte, aucun espoir de sortir un titre joué par Ty Segall, lui qui sort un album tous les six mois. La connaissance parfaite de son répertoire est un travail à plein temps qui mérite un titre en -logue. Ah si, c’est son dernier single ‘Break a Guitar’ qui ouvre, titre parfaitement représentatif de la déferlante psychédélico-garage venue de l’Ouest, mais c’est bien du côté garage que le curseur est poussé. Une tornade sonore soulève le public, l’amène haut dans de long jam pour le laisser tomber lourdement, comme frappé d’un coup de marteau, et d’enchaîner salement, quasi-punk. En tout cas, aucune chance pour ses dernières inspirations folk, Ty Segall gratte méchamment, le clavier le regarde en grimaçant, l’air de dire « qu’est ce qu’on leur met ! » Le groupe a choisi de combiner rouge et rouge bordeaux pour se vêtir, c’est bizarre, mais on fait pas dans le blog de mode. Derrière, le rideau est rouge aussi et faiblement éclairé, il ressemble à celui de la loge dans Twin Peaks, manque plus qu’un fou rire diabolique déformant le visage du blondinet. Tiens, une corde vient de rendre l’âme, le reste du groupe fait patienter le public en provoquant un tremblement de terre, devant, les jeunes pogoteurs sautillent circulairement dans une queue-leu-leu alternative, crinières au vent.

Un ouragan de décibels, l’Atabal chavire, des gens qui montent et descendent de la scène, un enfant sort régulièrement des loges, fait des aller retour en planche au dessus de la fosse, comme d’autres font du toboggan. Reste à savoir si l’état de catastrophe naturelle a été déclaré pour le quartier de la gare.

 

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L’Atabal pour une programmation haut de gamme.

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