October live ! Part 2 avec A-WA & Meridian Brothers

Une semaine après un concert de Slim Cessna’s Auto Club, grandiose mais torturé et plein de tension, la Centrifugeuse accueillait ce mercredi 19 Octobre une affiche plus légère et colorée.

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The Meridian Brothers, Bogota Psychédélica – Photo Fabien Maigrat

Venus de Bogota, Colombie, les Meridian Brothers et leur chemise de satin sont une curiosité synthético-psychédélico-tropicale. Après une ouverture avec le délicat et solennel Coplas pa’Cantar al Altadecer, se met en place une cumbia de l’espace, des rythmes du pays déformés, acidifiés et finalement reconstruits dans une version propre au groupe, c’est riche, vivant, sans être envahissant, avec la voix très en avant. Les gens se demandent s’ils aiment ou pas, et en viennent à la même conclusion, ils aiment et se laissent envahir. Mais qu’est ce que c’est que ce morceau ? Ah oui ! Purple Haze de Jimi Hendrix à leur sauce, c’est vrai qu’ils ont peut être une passion pour les acides en commun … On finit avec eux dans la jungle, c’est très supportable, il n’y a pas cette moiteur équatoriale, même les couleurs sont vives, la faune luxuriante, les cris des oiseaux et les hurlements de singes stridents. Wahouwww, c’était sympa mais on va s’arrêter là.

A-WA et leurs invités sur scène - Photo Fabien Maigrat

A-WA et leurs invités sur scène – Photo Fabien Maigrat

On saute dans l’avion, quelques heures de vol vers l’Est nous attendent, direction Tel-Aviv où les trois sœurs de A-WA nous accueillent chaleureusement. Elles ont grandi dans le désert, sont issues d’une famille d’origine yéménite et chantent dans cette langue. C’est donc une rencontre entre tradition et modernisme, un electro-chaâbi où quelques rythmes reggae s’invitent, où puissants youyous résonnent dans la salle. Elles sont le premier n°1 de l’histoire des charts israéliens à chanter en arabe. Elles sont venus apporter de la joie, alors que leur pays n’est synonyme que de peur, haine, murs et barbelés, il existe donc une Israël heureuse où les filles parlent de garçons, et elles en seraient les dignes représentantes. En face d’elles, la Centrifugeuse est pleine, elle est jeune et elle danse, et c’est pas tous les soirs, alors au diable toutes ces histoires de symboles, et profitons. Ils sont même pas assez lourds pour peser sur leurs épaules. Et puis quand leur grand père était jeune, tout le monde vivait en paix là bas, et finalement la jeunesse de leur grand père, à l’échelle de l’humanité, c’était il n’y a pas si longtemps.

Plus de photos de concerts de Fabien Maigrat sur son blog et NoiseCulture.

 

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