Rencontre avec Radiator à la Centrifugeuse

13627241_1017918431637848_154326515063602526_nEn ce jeudi 25 août, le mercure flirte avec les 40 degrés à Pau, et jamais là où on ne l’attend, la Centrifugeuse a invité Radiator pour son concert d’ouverture de saison (accueil des étudiants étrangers), alors que beaucoup aurait préféré Ventilator. On avait déjà croisé la route du duo Garage Rock sur la scène de l’Atabal en première partie des Black Lips à Biarritz, les revoici dans les coulisses de la Maison de l’Etudiant. Leur label Moï-Moï dit que leur musique est « comme une hache cachée sous des draps de soie froissés », et c’est très juste, un son brut et primaire mais doté d’une certaine finesse mélodique. Vincent Bestaven, déjà connu  pour faire partie des Crane Angels (Chorale Pop) et comme Mr Botibol (Folk) et Peio Erramouspe, batteur de Polygorn (Psyché-Trance) ont eu la gentillesse de répondre à quelques questions pour une interview qui sera plutôt une discussion décousue …

Vous venez de formations aux styles plutôt éloignés de ce que fait Radiator, alors pourquoi un duo garage ?

VB : J’avais quelques compos dans ce style …

PE : … et moi un Kangoo …

VB : … et puis on a fait des répets et tout le monde nous dit « Ouaiiis venez jouer ! »

PE : Non, mais on se connaissait de quand j’étais étudiant à Bordeaux, et puis l’an passé Vincent est venu jouer à Baleapop, moi je fais parti de l’organisation du festival, et une discussion de comptoir à 4h du mat’ « on pourrait faire un groupe ensemble etc etc », il m’envoie quelques compos et 15 jours plus tard on les enregistrait à Saint Jean de Luz.

Comment ont réagi vos amis, votre famille à Radiator, des cris d’horreurs ? Ils vous pensent capable de sortir du Death Metal ou de la cumbia ? Pas de réaction ?

VB : Non non, ça les surprendrait pas, je pense qu’il n’y a plus les clivages qu’il y avait avant dans la musique. C’est un peu bateau ce que je vais dire, mais depuis internet toutes ces cloisons ont plus ou moins volées en éclat.

PE : Et puis on écoute plein de trucs différents … tu me proposes de jouer n’importe quoi, tant que je peux le faire et que c’est avec des gens que j’aime bien, je suis partant !

Donc vous jouerais pas du garage pendant 30 ans …

VB : Non, enfin, pourquoi pas, on sait pas …

PE : … pourquoi pas, si ça nous rapporte un max de flouzes ! On pourrait acheter un deuxième Kangoo !

Ou un Trafic ?

PE : Ah non pas un trafic, un bassiste va se taper l’incruste.

VB : Oui oui, deux places, ça suffit.

Radiator à l'Atabal avant les Black Lips - Photo Alain Cazenave pour Bones & Glory

Radiator à l’Atabal avant les Black Lips – Photo Alain Cazenave pour Bones & Glory

C’est comme ça que vous voyez l’avenir de Radiator alors, ce n’est pas qu’un projet de passage ?

VB : On a déjà sorti un 45t 4 titres sorti par le collectif Moï-Moï et Musiques d’Apéritif, on a un album à venir, on a envie de jouer ensemble, on est chaud ! Après, on pas de projet planifié …

PE : On a pas des gens derrière à nous chercher des dates, tu vois là, on a oublié d’amener des disques,on est à l’ouest !

VB : Le groupe est jeune, on joue ensemble que depuis un an, pour l’instant on a des copains et notre label qui nous ont un peu aidé, mais prend le truc vraiment à la cool pour l’instant. C’est quelle heure ?

20h56, vous jouez dans 4 minutes (il y aura évidement la demi-heure béarnaise), je vais vous laisser, si vous avez besoin de vous concentrer …

VB : Moi je vais aller faire caca …

PE : Je peux venir ?

Ce qui lie Radiator semble être un belle histoire d’amour qui ne dit pas encore son nom. Reste à savoir si la Centrifugeuse a eu une bonne idée de présenter des gens avec un tel plan de carrière à des étudiants en début d’année scolaire …

Ecouter leur 45t Death Visions :

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