Album : I’ll Write My Own – Jungle Boogie

coverMicroculture 2016

Ne pas se fier à la pochette, non Jungle Boogie n’est pas une encyclopédie recensant tous les styles musicaux existants, au contraire, ce premier disque de I’ll Write My Own a tout d’une œuvre personnelle et d’ailleurs il n’y a qu’un seul être derrière ce nom. Un être humain seul dans le monde qu’il a lui même créé, abandonné aux robots et à la nature. Il avance non sans prudence dans un décor urbain désert, livré à ses doutes et remords.

Si les machines marquent le rythme du disque, la voix vient réchauffer l’atmosphère, elle est une des terminaisons d’un esprit extraverti, qui exprime les sentiments ressentis sans fard ni pudeur. La guitare est une des terminaisons de l’esprit aussi, alors elle est du côté des humains. Si In the Sun termine l’histoire sur une note apaisée, le reste ne l’était pas vraiment, les humeurs changent, mais il y a toujours un voile de désenchantement qui flotte, comme une légère brume dans l’enchaînement The Future / Georges Lazenby (l’acteur d’un seul film, un seul James Bond en 1969) alors qu’un I Can’t est plus brut, qu’on ne sait s’il rie ou pleure dans The Actors.

Ce premier effort d’I’ll Write My Own est donc le fruit du travail d’une personne seule, seule avec son talent et ses états d’âme, il ne pouvait en résulter qu’une œuvre singulière et c’est bien le cas. Elle n’est peut être pas facile d’accès, mais elle intrigue et finit par submerger l’auditeur. Dans Jungle Boogie, l’humain a encore le dessus sur la machine, mais pour combien de temps ?

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Vidéo de The Actors (démo) :

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