Guide W&B de Los Angeles, Part 2

Vous êtes à LA pour 2 jours, que faire ?

On vous a déjà dit où manger et dormir à le part 1.

Cas n°1, vous avez des dollars à dépenser en quantité.

Studio Universal, 100 Universal City Plaza, Universal City (budget $$$)

Demandez à n’importe qui, Los Angeles en un seul mot ? Cinéma. Le mec qui répond autre chose, crevez lui les yeux, il ne s’en sert pas. Maintenant, qu’est ce que le cinéma ? Un homme et une femme qui parlent d’un enfant malade face à la mer durant deux heures, alors que les nuages gris passent au dessus de leur tête ? Ou des explosions dans tous les sens ? Réponse numéro 2 ? Alors foncez aux studios Universal ! Pour 93 pauvres dollars, vous passerez la journée dans une voiture de Fast and Furious, à rouler à tombeau ouvert avec une meute de raptors échappés de Jurassic Park à vos trousses, en zigzagant au milieu des débris de buildings qui tombent du ciel parce que Godzilla est en train de se battre avec les Transformers. Et des explosions par milliers évidement.

Disney Land, 1313 Disneyland Dr, Anaheim (budget $$$)

Vous n’êtes jamais allé au Disney Land de Marne la Vallée et vous voulez aller à celui de Anaheim, au sud de LA ? Sérieusement, vous pensez être crédible dans le rôle du baroudeur taciturne, qui écrase les scorpions du talon de sa botte dans le désert alors que vous venez de faire l’enfant deux jours durant avec Mickey et Donald ? Non non, faut faire des choix dans la vie, on ne peut pas changer de costume aussi facilement …

Amoeba Records on Sunset Boulevard.

Ameoba Music – photo Gilles Perteson World Wide

Ameoba Music, 6400 Sunset Blvd (budget 0 à la paye entière)

Pour vous LA, c’est les Doors, les Beach Boys, vous êtes fan de musique. Ne rentrez chez Ameoba que si vous savez vous modérez. Depuis l’entrée, des disques à perte de vue, tout format, tout style. Il y a de quoi devenir fous et y passer la journée. Rappelez vous que les 33 tours se rangent mal dans un sac à dos.

Pas mal de clubs cultes dans le coin, du Roxy au Whiskey-a-Go-Go, jettez un cou d’oeil aux programmations ua cas où votre groupe préféré passe ce soir là. Vous pourrez dire que vous les avez vu à LA, et ça c’est la classe.

Voir un match de sport US (budget $$ à $$$)

Allez voir un match d’une des franchises de la ville dans les grandes ligues du sport pro US. Les prix varient selon le classement de l’équipe, la valeur de l’adversaire et bien sûr l’importance du match. Si vous voulez vous dépayser, optez pour du foot US avec les Rams ou les Raiders. De prime abord, l’Européen y trouvera une ressemblance avec le rugby avec toute cette viande qui s’entrechoque, mais un seul joueur fait des passes (le fameux quaterback qui se tapait toutes les filles du lycée dans le feuilleton que vous regardiez plus jeune), et encore vers l’avant, les arrêts de jeux sont encore plus fréquents, toutes les quatre secondes environ. Il y a aussi le baseball avec les Dodgers et les Angels, c’est le sport roi chez la population latino (presque la moitié de la ville), le béotien applaudit quand il ne faut pas, n’a toujours rien compris à la fin de partie et c’est sur un haussement d’épaule qu’il quitte le stade. Reste les Kings, mais si vous aviez envie de voir du hockey sur glace, vous auriez atterri à Montréal. Si le foot vous ennuie profondément, n’allez pas voir du soccer, c’est la même chose, et puis David Beckham ne joue plus pour le LA Galaxy depuis longtemps. Pourquoi pas du basket ? Deux franchises, les légendaires Lakers et les Clippers. Viser un derby au Staple Center n’est pas bête, spectacle assuré sur le parquet, ambiance garantie dans les gradins grâce aux nombreuses animations proposées. Mais si les spectateurs américains aiment le show et leur équipe, n’hésitent pas à embrasser leur voisine ou à se lever pour danser si la caméra tombe sur eux, ce ne sont pas de fanatiques pour autant, ils peuvent se chambrer gentiment, mais rien avoir avec un derby d’Athènes ou de Belgrade. Il n’est pas question de vie de mort, c’est un spectacle que l’on vient voir en famille, avec un hotdog, des tacos et un demi-litre de Coca. Si on rajoute un maillot et une casquette, oui, aller voir du sport, c’est un budget, de 60 dollars la place au dernier rang à infiniment plus.

Cas n°2, vous avez des dollars, mais vous ne comptez pas les balancer par paquet de 100.

Los Angeles est une ville placée sous le règne de l’automobile, les bus sont rares, le métro pas vraiment développé. Les avenues sont larges, idéales pour être arpentées en Ford Mustang. De plus il est aisé de se garer, il y a toujours une place pour un créneau dans une rue parallèle et l’essence ne coûte rien. Alors grimpez dans votre bolide de location pour découvrir LA !

Venice

 Venice Beach en avril – Photo Clem FVR pour W&B
Vers Venice Beach

Pourquoi ne pas descendre Venice Boulevard pour flâner sur la plage du même nom et enfin voir l’océan Pacifique ? Le ponton, les postes de surveillance en bois … Comme tout front de mer, on peut imaginer que la fréquentation varie selon la saison et l’ensoleillement … Les filles en maillot et les bodybuilders que vous imaginiez seront peut être remplacé par des pêcheurs et des clochards hurlants.

En vous retirant, vous pourrez longer le canal et ainsi entrer dans tout un quartier multicolore de jolies maisons en bois, alliant tradition et moderne, la cabane du pêcheur revisitée par le cadre supérieur en quelque sorte. Aucun coup de pinceau n’a moins de cinq ans, aucun brin d’herbe n’est plus haut qu’un autre, le mobilier de jardin est disposé comme dans une publicité du printemps, mais la ballade reste des plus agréable et le quartier ne paraît pas artificiel pour autant, la végétation vigoureuse et opulente aidant.

En regardant la carte de la ville (parce que vous vous êtes débrouillés à trouver une carte de la ville hein ?) vous avez peut être remarqué la Marina del Rey, proche de Venice. Le coin n’a rien d’exceptionnel, il est certes plein de yachts de toutes tailles mais le coin n’est qu’un énorme village de vacances comme vous en avez déjà vu sur la Méditerranée.

Vers Hollywood

Au Nord Ouest, trois boulevards parallèles ont des noms qui ne vous sont pas inconnus : Melrose, Sunset et Hollywood. Vous arriverez sur le premier sur la défensive ou surexcité selon le souvenir qu’il vous reste de la série des années 90 Melrose Place. Et bien rien à voir, au beau milieu de quartiers résidentiels tout à fait paisible où les gens taillent leur haie et nettoie leur 4×4 comme partout ailleurs, voici des friperies à tendance hippie, des vitrines plus cuirs moustache, un barbier au mobilier absolument splendide, très 1800, un club de gym ouvert sur la rue d’où s’échappe une musique cyber-metal où la professeur sort peut être la cravache de temps à autre, un salon de coiffure au décor digne d’Alien … On croise des barbus, des pin-up, des tatouages, hipster es tu là ? Ils sont là. Un coin à voir assurément.

On monte de deux rues sur Hollywood et … surprise ! Des touristes par grappes entières ! Vous allez marcher sur le Walk of Fame, une étoile pour chaque étoile qu’ait connu cette ville, des légendes du siècle dernier, Alfred Hitchcock, Britney Spears aux dernières pimprenelles de Disney. Puis sur votre droite, le fameux Chinese Theatre, salle de ciné mythique fondée en 1926 par Sid Grauman, ici passent en avant première toutes les super productions d’Hollywood, et c’est aussi ici le berceau de la culture cinéma associée. Sur le sol du parvis, toutes les vedettes ont immortalisé leur passage en laissant leur empreinte de mains et leur signature sur une dalle. Un grand pan de la culture moderne est là. Le problème avec toutes attractions touristiques au sol, c’est que c’est aussi que les gens mettent leurs pieds. Il y a aussi à côté une grande galerie marchande d’inspiration architecturale Egypte antique, des grandes statues d’Osiris et de Dieu chacal, c’est d’un goût douteux, mais sur la passerelle à l’étage que vous apercevrez pour la première fois les lettres HOLLYWOOD à flanc de colline. Vous n’aurez alors plus qu’une obsession, vous en approcher le plus possible.

La route escarpée serpente au milieu des maisons de gens sûrement fortuné, Mulholand Highway, Deronda Drive, vous arrivez aux meilleurs panoramas. Il y a déjà des gens qui se prennent en photo en train de tenir les lettres encore lointaine entre leurs doigts. Posez la voiture, essayez de vous avancer à pied, mais vous serez vite stopper par des panneaux dissuasifs. Vous ne pourrez pas non plus ramener de lettres chez vous, elles font quatorze mètres de haut sur neuf de large. Profitez aussi des hauteurs pour la vue sur la ville.

Il n’ a pas que le show-business dans la vie, pensez à demain quand vous serez dans le désert.

The Surplus Store, croisement Venice Bvd, Motor Av (budget $ à $$)

Vous avez prévu de barouder ? Le réchaud, les bonbonnes de gaz, vous les aviez en soutes ? Normalement non. Il y a ce qu’il vous faut dans le Surplus Store. Magasin étonnant, semblant répondre à toutes les peurs américaines. Vous vous entraînez dans la forêt contre une éventuelle invasion de Daesh ? Vous vivez depuis 40 ans dans un abris anti-atomique par peur de l’URSS puis de l’Iran et de la Corée du Nord ? Vous savez que la faille de San Andreas peut s’ouvrir d’un moment à l’autre. Il y a ce qu’il vous faut dans le Surplus Store. Vous serez un survivant dans le monde post-apocalyptique. Et le personnel est charmant.

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